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Le vrai bilan. 

Depuis plusieurs semaines, la CAQ dépense des milliers de dollars pour se vanter et faire son autopromotion. Pendant que la CAQ se congratule, les problèmes demeurent nombreux dans la vie des gens : hausse du coût de la vie, crise du logement, soins de santé peu accessibles, crise climatique, déclin du français, et plus encore. Le gouvernement parle d’un bilan « historique », mais est-ce vraiment le cas dans la réalité? Le Parti Québécois désire rectifier le tir et mettre en valeur les solutions distinctives qu’il propose aux Québécois.

La CAQ vous dit qu’elle vient d’adopter un projet de loi (96) historique, qui mettra fin au déclin de notre langue.

De l’avis de tous les experts entendus sur la question, le projet de loi 96 de la CAQ ne renversera pas le déclin de la langue française, parce que les mesures les plus structurantes en ont été écartées. La CAQ a également échoué à appliquer la loi 101 aux entreprises fédérales, et a continué de laisser les municipalités, même celles comptant un taux d’anglophones aussi bas que 6 %, fonctionner en bilingue.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Le Parti Québécois a proposé en mai 2021 le Plan d’urgence pour la langue française, salué par de nombreux experts, qui inclut notamment la loi 101 au cégep, l’immigration économique 100 % francophone, une promotion plus soutenue de la culture, la fin du bilinguisme dans les municipalités comptant moins de 30 % d’anglophones, et une mesure constante de l’impact de ces mesures sur l’évolution du français. Ce plan est disponible ici : Le plan d’urgence du Parti Québécois sur la langue française (pq.org).

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#1 Renverser le déclin du français au Québec.

État : Non réalisé.

Tous les experts qui ont été entendus en commission parlementaire sont venus indiquer que le projet de loi 96 ne permettra pas de reverser le déclin du français. Selon plusieurs experts qui se sont prononcés, l’application de la loi 101 au cégep est un incontournable.

#2 Mettre fin au fonctionnement en bilingue de nos municipalités.

État : LA CAQ a donné aux municipalités le droit de fonctionner dans les deux langues.

Le projet de loi 96 de la CAQ prévoit que par simple résolution, une municipalité peut conserver son statut de municipalité bilingue, et ce, même si sa proportion d’anglophones est infime. C’est le cas d’Otterburn Park, qui pourra continuer de fonctionner en anglais même si, dans les faits, les anglophones représentent 6 % seulement des résidents de la ville.

#3 Assujettir des ou les entreprises fédérales à la loi 101.

État : Non réalisé.

La CAQ, qui prône le fédéralisme, a demandé à plusieurs reprises au gouvernement fédéral de permettre qu’on applique la loi 101 aux entreprises fédérales (banques, ports, aéroports, etc.). Le projet de loi 96 ne changera pas la situation actuelle de ces entreprises, puisqu’Ottawa a choisi, dans sa Loi sur les langues officielles, de leur permettre de choisir librement entre le régime fédéral ou la Charte de la langue française – ce que près des deux tiers des entreprises de juridiction fédérale font déjà.

#4 Don de l’ancien hôpital Royal-Victoria à l’Université McGill.

État : Réalisé, à notre grand désarroi.

Le don de l’ancien hôpital Royal-Victoria, un joyau patrimonial, c’est un don de plus de 700 M$. Il s’agit à l’origine d’une démarche entreprise par le Parti libéral du Québec et qui a été poursuivie par la CAQ. À ce don à l’université la plus riche du Canada, la CAQ ajoute 522 M$ pour sa remise à niveau, soit 70 % des investissements en infrastructures du secteur de l’enseignement supérieur pour les 10 prochaines années. Les universités francophones québécoises n’ont bien sûr pas bénéficié de largesses similaires.

La CAQ a déposé un plan vert qui, de l’avis de tous les experts, est nettement insuffisant pour s’attaquer réellement à la question des changements climatiques. Elle a aussi décidé d’autoriser une augmentation importante du taux de nickel dans l’air, ce qui pose une menace réelle pour la santé des gens. Elle investit des sommes colossales dans un projet comme celui du 3e lien, qui accentue les problèmes d’étalement urbain et de pollution par les voitures, tout en se refusant à investir substantiellement dans le transport collectif.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Le Parti Québécois a présenté son plan pour un Québec plus vert, plus juste et plus indépendant, qui est disponible ici : attente pré-budgétaire du Parti Québécois.

Il s’engage également à ce que le Québec respecte les accords de Glasgow en matière de réchauffement climatique, ce qui implique une réduction de 45 % de nos émissions d’ici 2030.

Ce plan comprend : 1 milliard du Fonds des générations qui sera utilisé chaque année pour la transition verte, 1 % du PQI réservé au verdissement des villes, un soutien pour la création d’entreprises gazelles vertes et responsables, des investissements massifs en transport collectif, des investissements majeurs dans les infrastructures d’eau potable et d’eaux usées, forcer les constructeurs automobiles à mettre davantage de voitures électriques sur le marché en doublant nos cibles, contraindre chaque ministère à un budget carbone pour s’assurer de l’atteinte de nos cibles.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#5 Dépôt d’un plan vert digne du 21e siècle

État : Non réalisé.

La CAQ a déposé un plan vert qui, selon les experts, ne suffira clairement pas à s’attaquer efficacement à la crise climatique. Pas surprenant : ce plan identifie moins de la moitié des cibles à atteindre d’ici 2030, il ne nous dira pas si le Québec atteindra ou non ses objectifs, et ne prévoit même pas documenter notre progression.

#6 Assurer une bonne qualité de l’air aux Québécois

État : Non réalisé et très inquiétant.

Le gouvernement a choisi d’augmenter le taux possible de nickel dans l’air de 14 nanogrammes par mètre cube (ng/m3) sur une base quotidienne à 70 ng/m3. Ce sont des quartiers entiers qui en paient le prix, notamment Limoilou et la Basse-Ville de Québec, aux prises avec des enjeux de qualité de l’air depuis des années. Rouyn-Noranda et l’Est de Montréal ont également de tels enjeux, en raison de taux d’arsenic trop élevés.

#7 Faire du 3e lien Québec-Lévis un projet environnemental

État : Non réalisé.

Le 3e lien Québec-Lévis est un projet qui a été remis sérieusement en doute par tous les experts en mobilité durable. Il n’est basé sur aucune étude sérieuse, et ne pourra en aucun cas être carboneutre, comme l’affirme le gouvernement. C’est un projet autoroutier, qui favorise les déplacements individuels et l’étalement urbain, même si la CAQ le nie.

#8 Investissements historiques dans les transports collectifs

État : Non réalisé.

La CAQ investit plus que le double dans le transport routier, notamment pour augmenter encore plus nos capacités routières, ce qui causera davantage de bouchons de circulation. Elle aura passé la majeure partie de son mandat à mettre des bâtons dans les roues des grands projets de transport collectif, comme le tramway de Québec, et à ne pas chercher à bonifier le projet de REM de l’Est pour le rendre plus acceptable socialement.

#9 Extension de la consigne, notamment pour les bouteilles de vin et d’alcool

État : Non réalisé.

Cette promesse « phare » de la CAQ en environnement n’est pas réalisée, contrairement à ce qu’affirme le parti. Un projet pilote vient à peine d’être lancé! Il s’est terminé le 31 mars 2022 et l’industrie ne sera pas prête avant 2024.

Le gouvernement du Québec dispose de plusieurs pouvoirs en immigration auxquels la CAQ a renoncé, préférant continuer les politiques libérales en la matière. Après avoir fait campagne sur une baisse des seuils à 40 000 en 2018, la CAQ a remis en place les seuils de 50 000 imposés par Jean Charest, en plus de renoncer à réclamer que l’immigration économique soit 100 % francophone. Quant aux pouvoirs qui appartiennent au fédéral, la CAQ n’a obtenu aucune collaboration quant au chemin Roxham (qui, cette année, permettra 35 000 entrées irrégulières sur notre territoire). Ce qu’elle a obtenu, toutefois, c’est trois refus clairs et formels quant au rapatriement des pouvoirs fédéraux en immigration à Québec.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Plusieurs mesures structurantes et nécessaires, dont celles-ci : faire en sorte qu’au Québec, l’immigration économique soit 100 % francophone, régionaliser 50 % de l’immigration – pour répondre aux besoins de main-d’œuvre des régions et permettre aux nouveaux arrivants de trouver un emploi facilement –, diminuer les seuils en fonction de notre capacité d’accueil en français, et régulariser le flux d’immigrants illégaux en fermant le chemin Roxham.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#10 Seuils d’immigration ajustés pour respecter la capacité d’intégration du Québec

État : Non réalisé.

Pendant la campagne de 2018, la CAQ avait promis de baisser les seuils d’immigration à 40 000 personnes. Ce seuil a été atteint pour l’année 2019, puis la CAQ est revenue aux seuils qui prévalaient sous Jean Charest, soit à 50 000. En raison d’un rattrapage, le Québec accueillera même un nombre record de 70 000 nouveaux arrivants cette année. Le fédéral, quant à lui, prévoit augmenter ses seuils à 450 000 en 2024. Afin de maintenir son poids politique, linguistique et démographique dans le Canada, le Québec devrait donc fixer son seuil à 120 000. Le gouvernement Legault, grâce à l’Accord Canada-Québec relatif à l’immigration, avait le droit d’être consulté et de s’y opposer; ce qu’il n’a pas fait. La réalité, c’est que la CAQ a perdu le contrôle sur cet enjeu.

#11 Virage vers une immigration plus francophone

État : Non réalisé.

La CAQ prétend que 84 % des immigrants choisis par le Québec ont une connaissance du français. Ces chiffres sont gonflés par l’impact de la pandémie; l’immigration était alors très restreinte, et on a simplement régularisé le statut de personnes se trouvant déjà sur le territoire québécois. Le plan initial du gouvernement Legault était de recevoir 56 % de parlants français en 2021 et 60 % en 2022. Dans les années prépandémiques, le bilan de la CAQ était peu reluisant. En 2018 et en 2019, à peine 50 % des nouveaux arrivants maîtrisaient le français, des chiffres pires qu’à l’époque des libéraux. En 2020, le résultat était de 60 %.

#12 Fermeture du chemin Roxham

État : Deux refus d’Ottawa.

La CAQ, à deux reprises, a demandé au gouvernement fédéral de fermer le chemin Roxham, sans succès. Pour cette année, un nombre record de 35 000 passages illégaux y sont attendus. Il faut mentionner qu’entre 90 % et 95 % des passages illégaux au Canada se font au Québec. L’arrivée par un chemin boisé, ce n’est pas une manière d’accueillir des gens. Ce n’est pas ainsi qu’on permet au Québec de faire une planification responsable.

#13 Régionaliser l’immigration

État : Non réalisé.

La régionalisation de l’immigration sous le gouvernement de la CAQ est un échec. Non seulement les cibles initiales n’ont jamais été atteintes, mais elles ont ensuite été abaissées! Pour l’année 2021, seulement 23 % des immigrants allaient vers les régions. La cible initiale du gouvernement était de 36 %.

La CAQ prétend que son fédéralisme donnera de « gros gains » au Québec. En 2015, François Legault présentait ce qui allait devenir son programme en matière constitutionnelle, le nouveau projet pour les nationalistes du Québec. Ce projet comportait 21 demandes fondamentales pour l’avenir du Québec. Sept ans et un mandat plus tard, toutes ses demandes ont été refusées. Certaines concernaient pourtant des sujets d’une importance capitale pour le Québec, comme les pleins pouvoirs en immigration, le rapport d’impôt unique, et les 6 milliards manquants en transferts en santé.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

De faire l’indépendance du Québec. De ne plus jamais dépendre d’un autre Parlement pour nos besoins vitaux.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#14 Rapport d’impôt unique

État : Non réalisé.

Malgré une résolution unanime de l’Assemblée nationale adoptée le 15 mai 2018, le gouvernement de Justin Trudeau a refusé catégoriquement, en février 2019, de donner suite à la demande formelle du gouvernement Legault, et ce, moins d’un mois après qu’elle a été formulée. Le premier ministre a récidivé au moins à deux reprises : par une lettre au premier ministre canadien et aux chefs des partis fédéraux, lors de l’élection de 2019, puis une nouvelle fois lors de l’élection fédérale de 2021. Aucun résultat.

#15 Abolition du poste de lieutenant-gouverneur et de la monarchie

État : Non réalisé.

La CAQ a refusé d’appuyer notre motion du 10 février dernier demandant l’abolition de la monarchie. Elle a plutôt adopté la Loi concernant la dévolution de la couronne, pour garantir une passation de la couronne au prince Charles sans anicroche, en cas de décès de la reine Élisabeth II.

#16 Pleins pouvoirs en Immigration

État : Non réalisé.

Le 28 avril 2022, le premier ministre Legault demandait publiquement les pleins pouvoirs en immigration à Ottawa. Il n’aura pas fallu 24 heures pour qu’il obtienne la réponse de Justin Trudeau : non. Le 29 mai, il réitérait sa demande; elle fut de nouveau rejetée en moins de 48 heures.

#17 Rapatriement de tous les budgets en culture

État : Non réalisé.

Aucune action n’a été posée dans la dernière année quant au rapatriement des pouvoirs et des budgets en culture.

#18 Obtenir les 6 milliards manquants en transferts en santé

État : Non réalisé.

Le Québec n’a pas obtenu les transferts en santé s’élevant à 6 G$ par année, et ce, malgré un front uni des provinces canadiennes. Le budget fédéral 2022-2023 ne prévoit pas d’augmentation des transferts en santé, bien que le Québec et les provinces aient demandé une hausse à hauteur de 35 % des coûts.

#19 Prépondérance du Québec en matière de langue

État : Refusé.

Le gouvernement Trudeau a même ouvert la porte à contester la timide loi 96, en plus de refuser d’appliquer la loi 101 aux entreprises à charte fédérale.

#20 Prépondérance du Québec en matière environnementale

État : Refusé.

Malgré les demandes du premier ministre Legault, Ottawa a toujours refusé de laisser le Québec décider en matière environnementale.

Au sortir d’une pandémie qui aura vu de nombreux aînés mourir dans des conditions indignes, s’appauvrir en raison de l’inflation galopante ou souffrir d’isolement, le gouvernement continue de défendre son bilan en matière de conditions de vie des aînés. La réalité, c’est que la CAQ a choisi un modèle d’institutionnalisation des aînés (avec ses maisons des aînés), plutôt que d’investir massivement dans les soins à domicile. Aujourd’hui, plus de 40 000 personnes sont toujours en attente de soins à domicile, et les dépassements de coûts pour les maisons des aînés ne cessent de croître – on parle désormais de places à 1 M$ chacune! Pendant ce temps, 60 % des aînés vivent avec un revenu de moins de 30 000 $, et 20 % d’entre eux n’atteignent même pas le seuil de « revenu viable ».

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Pour nous, il y a trop longtemps que les aînés sont dans l’angle mort des gouvernements. Nous pensons qu’il temps de permettre aux aînés de vivre et de participer pleinement à la société. Nous avons donc présenté il y a quelques semaines le plan Vivre et vieillir avec dignité, qui couvre 4 axes fondamentaux (Vivre et vieillir chez soi, Pour une participation et une mixité sociales accrues, Freiner l’appauvrissement et Protection des droits); il est disponible ici : Vivre et vieillir avec dignité.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#21 Investissements majeurs dans les soins à domicile

État : Non réalisé.

Le gouvernement de François Legault dit avoir entrepris un virage majeur vers les soins à domicile. Pourtant, plus de 40 000 personnes demeurent en attente de tels soins au Québec. La vérité, c’est que la CAQ a investi 750 M$ sur 5 ans pour les soins à domicile, alors que selon les experts, il faudrait investir 2,7 G$ de plus par année. C’est sans mentionner que ces montants se dirigent souvent dans les mégastructures des CISSS et des CIUSSS sans être réellement attribués aux soins à domicile.

#22 Mettre en place le projet de maisons des aînés

État : Ce fiasco financier est en cours de réalisation.

Pire que si elle était non réalisée, cette promesse de maisons des aînés n’est qu’un projet ruineux (à plus d’un million de dollars la porte) dont les coûts ne font qu’augmenter. Ce modèle ne répond pas aux besoins de la grande majorité des aînés du Québec qui, à plus de 90 %, souhaitent demeurer à la maison. Pendant ce temps, plus du quart des CHSLD demeurent vétustes.

#23 Freiner l’appauvrissement des aînés

État : Non réalisé.

Les aînés sont ceux qui souffrent le plus de la crise de l’inflation et de la montée du coût de la vie, car leurs revenus n’augmentent pas et sont le plus souvent limités. Au Québec, environ 60 % des aînés vivent avec un revenu de moins de 30 000 $, et 20 % d’entre eux n’atteignent pas le seuil leur permettant de vivre dignement. Le gouvernement n’a pas agi sur les retraites, ni pour les aider de manière durable : il n’a qu’un chèque de 500 $ à leur offrir.

#24 Protéger et défendre les aînés contre la maltraitance financière dans les RPA

État : Non réalisé.

La CAQ avait promis de protéger les aînés contre la maltraitance financière dans les RPA. Mais, contrairement à sa promesse, elle n’a toujours pas proposé de nouveau bail ni de grille tarifaire encadrant les tarifs des soins et des services offerts. Elle refuse aussi de nommer un protecteur des aînés, comme on le demande depuis de nombreuses années.

#25 Mesures pour permettre aux retraités de réintégrer le marché du travail à temps partiel

État : Effets mitigés.

Les mesures et les incitatifs mis en place auront un effet plus que limité tant qu’on coupera aux travailleurs expérimentés leurs rentes de la RRQ et qu’ils continueront d’y cotiser s’ils travaillent après 65 ans. Pour les travailleurs expérimentés, occuper un emploi devrait être la source d’un revenu d’appoint, non une pénalité financière

La CAQ vous dit avoir permis un accès plus simple et plus rapide aux soins de santé et avoir amélioré considérablement les conditions de travail du personnel de la santé. À quelques mois des élections, le ministre Dubé a présenté un plan santé avec des dizaines de mesures qu’il aurait pu déjà mettre en place, s’il avait eu le courage de le faire. Pensons simplement aux conditions de travail gênantes des infirmières, qui sont toujours aux prises avec le temps supplémentaire obligatoire, et aux ratios de patients par professionnel sans bon sens. Alors que la CAQ promettait un médecin de famille à chaque Québécois, 1 million d’entre eux sont maintenant en attente. Même chose avec le temps d’attente à l’urgence, qu’on promettait de ramener à 90 minutes : il a augmenté, pour atteindre 2 h 25.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Nous avons récemment déposé notre plan complet en matière de Santé et services sociaux, appelé La santé à votre porte (mettre en guillemets). Pour le consulter : La santé à votre porte.

Cela faisait suite à un premier document déposé en janvier dernier, nos 12 travaux, un document qui résumait les mesures incontournables afin de redresser le réseau, mis à mal durant la pandémie. Voici le document : Les douze travaux du Parti Québécois pour redresser le réseau de la santé – Parti Québécois (pq.org).

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#26 Abolition du temps supplémentaire obligatoire (TSO)

État : Non réalisé.

Depuis l’arrivée de la CAQ, le TSO n’a jamais été autant utilisé. Dans plusieurs établissements, le pourcentage d’heures en TSO a bondi. Par exemple, les travailleurs du CISSS de Chaudière-Appalaches ont effectué plus de 20 000 heures en TSO en 2021-2022. Une augmentation de 76 % par rapport à l’année précédente. Au CHU de Québec, c’est une hausse de 75 %. En Abitibi, de 69 %. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, de 57 %. De ce fait, les professionnels en soins, comme les infirmières, continueront à fuir vers le privé, à la recherche de meilleures conditions de travail.

#27 Un médecin de famille pour tous les Québécois dans un délai de 36 heures

État : Non réalisé.

En janvier 2018, environ 400 000 Québécois étaient en attente d’un médecin de famille. En décembre 2020, ce nombre a atteint 700 000. Puis, en avril 2022, près de 1 million! Les listes ont donc plus que doublé! La CAQ a renié sa promesse en instaurant finalement un guichet d’accès pour les patients orphelins. Cette option n’est qu’une simple réponse temporaire dans l’attente d’une réelle prise en charge. Les patients restent orphelins.

#28 Prise en charge médicale dans un délai de 90 minutes à l’urgence

État : Non réalisé.

La CAQ n’est pas parvenue à réduire le temps d’attente pour la consultation d’un médecin à l’urgence. Le délai moyen de prise en charge médicale s’est élevé à 145 minutes (2 h 25) en 2021-2022, ce qui est supérieur à il y a cinq ans (2 h 16). La durée moyenne de séjour sur civière aux urgences a atteint 16 h 45 en 2021-2022; c’est bien au-delà de la cible ministérielle d’origine, fixée à 12,5 heures.

#29 Amélioration de l’accès aux soins dans les CLSC et les GMF

État : Non réalisé, selon les indicateurs disponibles.

En effet, depuis que la CAQ est au pouvoir, la durée d’attente sur les listes en santé mentale oscille entre 6 et 24 mois. Plus de 20 000 personnes s’y trouvent. Le chiffre n’a cessé de croître depuis 2018. La prise en charge médicale à l’urgence a aussi augmenté, tout comme le nombre de personnes en attente d’un médecin de famille. Si la CAQ avait réellement augmenté l’accès aux soins dans les CLSC et les GMF, les indicateurs parleraient d’eux-mêmes, ce qui n’est pas le cas.

#30 La révision des ratios de patients par infirmière

État : Non réalisé.

La CAQ a poursuivi les projets pilotes, mais sans plus. Et ce, malgré les résultats positifs sur la qualité et la sécurité des soins reçus et donnés, ainsi que sur la rétention du personnel. Le ministre Dubé a indiqué ne pas vouloir aller de l’avant. Une coalition de patients, de syndicats et d’ordres professionnels s’est donc formée pour réclamer l’implantation par la voie législative de ratios sécuritaires professionnels en soins/patients.

#31 Modifier le mode de rémunération des médecins

État : Non réalisé.

La CAQ et la Fédération des médecins omnipraticiens (FMOQ) ont conclu une entente de principe. La rémunération à la capitation ne faisait pas partie de l’entente.

#32 Rénovation des infrastructures en santé

État : Partiellement achevé.

La CAQ a effectivement mis de l’argent dans le PQI, mais c’est insuffisant. On cherche encore les résultats concrets sur le terrain (ex. : Hôpital Maisonneuve-Rosemont et les 3 projets de modernisation des hôpitaux dans les Laurentides).

#33 Décloisonnement des professions

État : Partiellement

La CAQ a revu le rôle des infirmières et des pharmaciens, mais l’ensemble du Code des professions est à revoir pour permettre aux 200 000 professionnels compétents autres que les médecins (travailleurs sociaux, inhalothérapeutes, ergothérapeutes, etc.) d’exercer pleinement leur métier et de fournir des services en continu aux Québécois. C’est encore beaucoup trop timide.

#34 Meilleurs services en santé mentale

État : Non réalisé.

À l’automne 2020, 16 000 personnes attendaient un suivi en santé mentale; elles étaient un peu plus de 19 000 au 2 avril 2022. La CAQ n’est pas parvenue à offrir de meilleurs services en santé mentale aux Québécois.

#35 Réduire le recours à la main-d’œuvre indépendante (agences privées)

État : Non réalisé.

Le coût de la main-d’œuvre indépendante (issue des agences privées) s’est élevé à 1 G$ en 2020-2021. C’est une hausse de 306 % depuis 2015. Le ministre Dubé n’a aucun plan pour se sortir de cette dépendance coûteuse.

#36 Interdire l’incorporation de médecins

État : Non réalisé.

La CAQ promet depuis 2016 de mettre fin à cette incorporation, pour investir dans les soins à domicile. Pourtant, depuis 2018, 3705 médecins supplémentaires se sont incorporés. L’IRIS estime les économies liées à la fin de cette incorporation à 252,5 M$ pour les deux ordres de gouvernement.

#37 Remboursement des appareils à pression positive pour les patients souffrant d’apnée du sommeil

État : Non réalisé.

Après les travaux d’un comité d’experts, et à l’initiative du Parti Québécois, l’Assemblée nationale a adopté une motion pour assurer la couverture par la RAMQ du coût de ces appareils. Cela fait un an que le comité a remis ses recommandations, et les patients du Québec doivent toujours débourser de 1000 $ à 1500 $ pour leur appareil à pression positive. Le ministre Dubé n’a rien confirmé.

L’obsession de la CAQ pour les maternelles 4 ans l’a fait perdre de vue l’essentiel : actuellement, plus de 50 000 enfants sont en attente d’une place en garderie subventionnée. Par conséquent, de nombreux parents n’arrivent pas à retourner sur le marché du travail. Confrontée à un autre gouffre financier et à des classes coûtant jusqu’à 2 M$ l’unité, la CAQ n’a pu réaliser sa promesse de créer 5000 classes de maternelles 4 ans durant son mandat.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Le Parti Québécois a promis d’offrir à tous les enfants du Québec une place en CPE, avec son plan 100 % CPE. Voir ici le communiqué de presse : Plan du Parti Québécois pour les services de garde éducatifs à l’enfance – 100 % CPE : un enfant, une place en CPE – Parti Québécois (pq.org).

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#38 Retour du tarif unique en service de garde

État : Réalisé, mais…

Oui, le tarif unique en service de garde a été ramené à 8,50 $ par jour. Mais de nombreux parents n’ont pas accès à un service de garde éducatif à l’enfance subventionné. Il en coûte à ces parents entre 40 $ et 80 $ par jour, par enfant. On est loin du tarif unique.

#39 Chantier pour offrir une place en garderie à tous les enfants

État : Quelques places réalisées, beaucoup de familles en attente

Actuellement, plus de 50 000 enfants sont en attente d’une place dans une garderie subventionnée, et il manque des milliers d’éducatrices. Bien que la CAQ ait promis de créer entre 5000 et 7000 places subventionnées en 2021, elle n’aura dans les faits réussi qu’à en créer 3201.

#40 S’engager dans un réseau de garderies 100 % subventionné

État : Non réalisé.

Dans le cadre de la réforme de la petite enfance, le ministre de la Famille a répété dans les médias qu’il allait mettre en place un réseau complètement subventionné. Or, ses annonces sont en contradiction directe avec ses affirmations : le ministre a inclus, dans sa version du réseau, 70 000 places au privé non subventionné créées par le PLQ.

#41 Déploiement d’un réseau de maternelles 4 ans partout au Québec

État : En partie réalisé. Surtout pour le pire.

La CAQ avait promis de créer 5000 classes de maternelle 4 ans à temps plein durant son mandat. Les coûts ont augmenté, allant jusqu’à 2 M$ par classe, et la CAQ a finalement promis d’en livrer 2600 d’ici la rentrée 2023-2024, pour ensuite repousser cet objectif de 2 ans

La CAQ dit se soucier des régions. Dans les faits, depuis des années, les régions s’appauvrissent et sont rarement prioritaires dans le développement des grands projets d’infrastructures. Alors qu’elle promettait le transfert de 5000 emplois de l’État en région, la CAQ n’en a transféré que 1200, et ce, sans les délocaliser entièrement. Le déficit d’investissement, lui, se situe à plus de 5 G$ pour les 10 dernières années, et la CAQ l’a amplifié à 11 G$ pour les 10 prochaines.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Le Parti Québécois a promis de mettre en place un ministère du Développement régional ainsi qu’un plan d’infrastructures (PQI) régional, et d’injecter dans ce dernier 1 G$ par année sur 10 ans, afin de rattraper un déficit d’investissement historique pour les régions. Plus de détails ici : Développement régional – Un milliard par année pour les régions, décidé en région – Parti Québécois (pq.org)

Le Parti Québécois est le parti des régions et, par le fait même, s’avère hyperactif dans le dossier du transport aérien régional. Le manque de service et de concurrence coûte cher aux industries, aux gens d’affaires et aux citoyens des régions. Voici l’une de nos propositions : Transport aérien régional – La CAQ doit appuyer les initiatives telles que la coop TREQ – Parti Québécois (pq.org).

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#42 Création de zones d’innovation dans plusieurs régions pour former des leaders dans les domaines économiques d’avenir

État : Non réalisé.

Le gouvernement n’a annoncé que deux zones d’innovation jusqu’à maintenant sur plus de 20 dépôts de candidatures. Les zones ne sont pas encore mises en œuvre; cette promesse est donc encore au stade embryonnaire.

#43 Transfert de 5000 emplois de l’État en dehors des grands centres

État : En partie réalisé. Mais les emplois sont seulement délocalisés.

La CAQ, aux dernières nouvelles, a transféré 1200 fonctionnaires en région, mais sans délocaliser leurs services ou directions. L’horizon a été fixé à 2028, donc rien ne presse…

#44 Plusieurs projets d’infrastructure en région

État : Non réalisé.

Les infrastructures en région sont sous-financées depuis des années. Que ce soit pour les écoles, les garderies, les routes ou les grands projets, on chiffre le déficit d’investissement à plus de 5 G$ pour les 10 dernières années, et la CAQ l’a amplifié à 11 G$ pour les 10 prochaines.

#45 Relance du transport aérien régional

État : Prix du billet limité à 500 $, mais rien pour stimuler la concurrence.

Après près de deux ans d’attente et de consultations, et une soixantaine de rapports, la CAQ n’a toujours pas proposé de mesure structurante pour augmenter l’offre et offrir de la prévisibilité.

#46 De meilleurs soins de santé en région

État : Non réalisé.

La CAQ a gouverné en fermant des services dans les régions, faute de solution viable à long terme. Entre autres exemples, citons qu’une dizaine de points de service de CLSC sont toujours fermés au Saguenay–Lac-Saint-Jean, que les services d’obstétrique à l’Hôpital de Matane ont été interrompus 5 fois depuis 2022, que l’urgence de Senneterre en Abitibi-Témiscamingue a été fermée pendant 5 mois.

Le gouvernement de la CAQ, pendant presque l’entièreté de son mandat, a refusé d’admettre qu’il existait ne serait-ce que le début d’une crise du logement. Récemment, du bout des lèvres, la ministre a avoué qu’en effet, il existe des enjeux de logement dans certaines régions du Québec mais, selon elle, pas toutes. Pendant que le gouvernement niait la crise du logement, c’est toute une génération qui perdait la précieuse possibilité d’avoir accès à une propriété. Au lieu de prendre des mesures fortes pour réglementer un marché en surchauffe, la CAQ a préféré le laisser-faire. Son ministre des Finances s’est même réjoui que le prix des propriétés québécoises soit demeuré moins élevé qu’à Toronto, où on sait que l’accès à la propriété est devenu presque impossible pour les jeunes familles. Le résultat en matière de logement social est tout aussi décevant : les logements promis sous le gouvernement libéral ne sont même pas livrés et la CAQ a l’intention de cesser de financer le programme AccèsLogis, une décision dénoncée par de nombreux groupes œuvrant dans le domaine du logement.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Le Parti Québécois a multiplié les propositions en matière d’habitation. Plusieurs ont même été reprises par la CAQ : on pense notamment à l’encadrement de la vente d’OSBL d’habitation à des intérêts privés, à l’octroi du droit de préemption à toutes les municipalités du Québec afin de construire du logement social, ou encore au fait de s’attaquer à la clause F du bail qui permet à un propriétaire d’augmenter sans limite le loyer d’un immeuble de moins de 5 ans, une clause que nous souhaitions abolir. Certaines de nos propositions sont disponibles ici : Droit de préemption – Le Parti Québécois dépose son projet de loi et demande au gouvernement de l’adopter avant la fin de la session! – Parti Québécois (pq.org) ou Le Parti Québécois demande un moratoire pour protéger les logements sociaux – Parti Québécois (pq.org)

La Parti Québécois a par ailleurs promis de construire 5000 logements par année pour répondre aux besoins urgents et de mettre en chantier au plus vite les 10 000 unités en attente dans le programme AccèsLogis. Le communiqué est disponible ici : Le Parti Québécois veut au moins 25 000 logements sociaux en 5 ans – Parti Québécois (pq.org).

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#47 Faciliter l’accès au logement

État : Non réalisé.

La CAQ a complètement baissé les bras face à la crise de l’habitation. Les jeunes familles se retrouvent en compétition avec des dizaines de spéculateurs qui ont fait exploser les prix. Des locataires sont mis à la porte par le biais du manège des rénovictions, et ce, sans conséquence pour les propriétaires. Des communautés sont transformées par la multiplication des locations à court terme (du type Airbnb), souvent illégales.

#48 Construction de logements sociaux

État : Non réalisé.

La CAQ promettait de construire les 10 000 logements sociaux promis sous le gouvernement libéral; 4 ans plus tard, ce n’est pas encore complété. En pleine crise du logement, alors que 5000 logements sociaux sont réclamés, aucune somme n’apparaît dans le budget pour le programme AccèsLogis pour les prochaines années.

#49 Réglementer le marché immobilier pour freiner la bulle

État : Non réglé.

Alors que le marché immobilier explose, la CAQ se contente de laisser enfler la bulle immobilière. La ministre Laforest préfère miser sur l’éducation et la responsabilisation plutôt que sur l’intervention de l’État dans ce dossier. Elle sait de quoi elle parle, elle a « des amis courtiers »!

François Legault, dès les premières heures de son engagement politique, disait vouloir absolument faire du Québec une province plus riche que sa voisine, l’Ontario. « Remettre de l’argent dans le portefeuille des Québécois » est une expression qui revient sans cesse dans les propos du premier ministre. Or, depuis son arrivée au pouvoir, l’argent sort plus rapidement du portefeuille des Québécois qu’il n’y entre, n’est-ce pas?

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Pour aider la situation financière des familles, le Parti Québécois a proposé plusieurs solutions structurantes, dont le gel des tarifs des sociétés d’État pour un an ou encore la mise en place du Bureau de la concurrence, qui débusquera les stratagèmes de fixation des prix (cartels) notamment ceux, actuels, de l’essence.

Récemment, nous avons également proposé de mettre en place une loi pour geler, temporairement et en cas de situation exceptionnelle, le prix de l’essence à 1,60 $ le litre. L’objectif étant de limiter au maximum les marges de profit artificiellement élevées des pétrolières, qui s’en mettent actuellement plein les poches, et ce, aux dépens des consommateurs. Voici le lien : Le Parti Québécois propose une loi pour bloquer le prix du litre à la pompe à 1,60 $ – Parti Québécois (pq.org).

Voici le vrai bilan :

#50 Versement de 500 $ à 6,4 millions de Québécois pour contrer l’inflation

État : Réalisé. Surtout pour le pire.

Près du quart de l’inflation est causé par la montée fulgurante du prix de l’essence. Cette hausse ne disparaîtra pas grâce à un chèque; les Québécois continueront d’avoir mal à leur portefeuille au cours des prochains mois. Le gouvernement préfère donner un chèque plutôt que de mettre en place des solutions plus structurantes.

#51 Redonner les trop-perçus d’Hydro-Québec

État : Pas vraiment réalisé.

L’engagement électoral de la CAQ était de rembourser en totalité aux Québécois la somme de 1,5 G$ qui leur a été facturée en trop entre 2005 et 2017. Le gouvernement caquiste a plutôt décidé de verser un montant de 500 M$ aux abonnés en 2020; on est loin de la totalité.

#52 Contrôler l’augmentation des tarifs des sociétés d’État

État : Non réalisé.

Alors que les Québécois font les frais d’une inflation galopante, le gouvernement a refusé à plusieurs reprises de geler les tarifs des sociétés d’État. Les Québécois ont récemment subi les hausses des tarifs d’électricité et de divers produits à la SAQ.

François Legault a toujours dit que l’éducation était sa grande priorité et que les enfants du Québec avaient droit à de belles écoles de qualité. Mais après 4 ans de mandat, 59 % des écoles du Québec demeurent vétustes; c’est une hausse de 3 % par rapport à l’année dernière. Par ailleurs, le gouvernement refuse toujours d’élargir l’accès aux programmes sport-études, ceux-ci étant réservés aux enfants dont les parents ont les moyens de payer.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Nous proposons de décréter la gratuité des programmes et des projets pédagogiques particuliers dans toutes les écoles publiques du Québec. Il faut permettre à tous les enfants qui le désirent d’avoir accès aux programmes de sport-études. Également, nous allons accélérer les investissements et le chantier de rénovation des écoles, partout au Québec.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#53 Avoir des écoles en bon état

État : Non réalisé.

La CAQ échoue lamentablement à maintenir les établissements scolaires en bon état. L’an dernier, 56 % des écoles étaient vétustes, contre 59 % cette année.

#54 Investir dans le sport pour nos jeunes

État : Non réalisé.

Le gouvernement refuse toujours de décréter la gratuité des programmes et des projets pédagogiques particuliers dans les écoles publiques, alors que des parents se voient forcés de débourser en moyenne 3200 $ pour un programme de sport-études.

D’un côté, le gouvernement de la CAQ vous dit que le travail des organismes est indispensable pour aider les plus vulnérables, et il leur demande d’en faire toujours davantage. De l’autre, les moyens financiers ne suivent pas. Par ailleurs, malgré la commission Laurent, l’attente moyenne pour obtenir une première évaluation en protection de jeunesse demeure beaucoup trop longue.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

De réinvestir 460 M$ dans le financement des organismes communautaires, à la mission. Nous allons également mettre en œuvre des recommandations de la commission Laurent et leur associer des échéanciers serrés.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#56 Soutenir le milieu communautaire

État : Non réalisé.

Alors que la pandémie a révélé au grand jour le rôle de première ligne indispensable des organismes communautaires, le gouvernement choisit de rester sourd à leurs demandes de financement. Le milieu communautaire demande depuis des années un rattrapage de 460 M$ par année, en vain.

#57 Mise en œuvre des recommandations de la commission Laurent

État : Non réalisé.

La CAQ n’atteint toujours pas sa cible de 21 jours d’attente en moyenne pour obtenir une première évaluation en protection de la jeunesse. Et elle ne s’est toujours pas fixé d’échéancier

La culture québécoise est plus menacée que jamais par le bulldozer que sont les géants du Web. Ceux-ci s’en mettent plein les poches, sans pour autant présenter un nombre suffisant de productions québécoises. Être représenté par le fédéral auprès des Netflix de ce monde n’a donné aucun gain au monde culturel québécois. Quant au patrimoine… les mois pendant lesquels on a assisté à la destruction de bijoux patrimoniaux se sont succédé, le tout sous les yeux de la ministre Roy.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

En plus de revendiquer tous les pouvoirs et budgets qui y sont associés, le Parti Québécois propose plusieurs actions pour favoriser la culture québécoise, la première étant d’assurer un filet social pour nos artistes en mettant en place un système proche de l’intermittence du spectacle en France. Pour faire rayonner à la fois notre langue et notre culture, nous comptons mettre en place le Bureau de la promotion québécoise, qui aurait pour mandat, entre autres, de négocier notre place sur les plateformes numériques comme Netflix. Nous proposons également d’imposer une taxe de 3 % sur le chiffre d’affaires au Québec des géants du Web. Enfin, nous voulons créer un passeport culturel de 100 $ par année destiné aux élèves du secondaire et aux étudiants du cégep. Voici le lien : Le Parti Québécois propose la création d’un passeport culturel de 100 $ pour les jeunes du secondaire et du cégep.

Également, le Parti Québécois propose la création d’un CRTC québécois pour mieux mettre en valeur le contenu audiovisuel d’ici et de doubler les budgets de Télé-Québec pour augmenter la production et la diffusion de contenus québécois et de consolider une plateforme numérique nationale où seraient regroupés les contenus québécois. Voici le lien : Le PQ propose un CRTC québécois pour faire rayonner le contenu d’ici

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#58 Créer des maisons bleues dans chaque région du Québec

État : Se concrétise, au grand désarroi des musées régionaux.

Ce projet de musées dans toutes les régions est censé être le legs de François Legault. Mais c’est en fait surtout un dédoublement et une concurrence à une offre muséale qui existe déjà à travers les régions du Québec – offre muséale qui, d’ailleurs, aurait bien pris un petit coup de pouce financier.

#59 Protéger la culture québécoise des géants du Web

État : Non réalisé.

Le gouvernement a repoussé tout au long de son mandat la possibilité de taxer les géants du Web. Ce que fait la CAQ, dans ce dossier, c’est continuer de se fier au gouvernement du Canada.

#60 Protection du patrimoine québécois

État : En mode « laisser-aller ».

La CAQ s’est désintéressée de la protection de notre patrimoine. La ministre avait promis au début de son mandat un inventaire du patrimoine en danger; elle ne l’a jamais réalisé. De plus, sa révision de la Loi sur le patrimoine culturel a été très critiquée par les experts, notamment à cause de son manque de vision globale pour le patrimoine.

La violence par armes à feu est devenue un fléau au cours des derniers mois, surtout à Montréal. L’opération Centaure de la CAQ semble manquer de ressources; les résultats sont présentement loin d’être à la hauteur des attentes. Durant une bonne partie de son mandat, la CAQ a aussi refusé de légiférer sur les armes de poing, en raison d’une chicane de compétences entre Ottawa et Québec.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

De légiférer dès maintenant sur les armes de poing et d’améliorer la veille quant au trafic d’armes à la frontière. Nous allons également bonifier les ressources des opérations policières en place afin de viser spécifiquement la saisie d’armes.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#61 Lutter contre la violence liée aux armes

État : Inefficace.

Malgré les opérations de la CAQ, telles que Centaure, les violences armées à Montréal perdurent. Le gouvernement s’est traîné les pieds dans une bataille de compétences, alors qu’il était possible de tout simplement légiférer au Québec.

La CAQ nous avait promis un gouvernement intègre, irréprochable sur le plan de l’éthique, et différent de celui des libéraux. Finalement, le mandat du gouvernement caquiste a été lui aussi rempli d’événements douteux sur le plan éthique. Il a effectué plus d’une quinzaine de nominations partisanes, alors qu’il promettait de les abolir par voie législative. Ce gouvernement a aussi dépensé plus que toutes les autres provinces canadiennes réunies en publicité durant la COVID, mêlant souvent son intérêt partisan avec celui de la population. On ne compte plus les occasions où le ministre Fitzgibbon s’est mis les pieds dans les plats, ni le nombre de fois où on a monnayé l’accès à un ministre. Rappelons également que la CAQ a renié un de ses engagements fondamentaux : changer le mode de scrutin – alors même que le premier ministre avait signé un document qui l’engageait en ce sens lorsqu’il était dans l’opposition.

LE PARTI QUÉBÉCOIS PROPOSE :

Le Parti Québécois, comme il l’a toujours fait dans son histoire, agira rapidement pour assainir les mœurs politiques et démocratiques. Nous avons déposé un projet de loi pour que cessent les nominations partisanes et nous comptons également mettre fin à la monétisation des ministres.

En outre, nous protégerons davantage les lanceurs d’alerte et nous resserrerons les règles sur la publicité gouvernementale, pour empêcher que le parti au pouvoir se donne un avantage partisan avec les fonds publics. Et, bien sûr, nous respecterons notre signature et changerons pour de bon le mode de scrutin, afin d’y intégrer une composante de proportionnalité.

Voici le vrai bilan détaillé de la CAQ :

#62 Mettre fin aux nominations partisanes

État : Non réalisé. Au contraire!

Dans l’opposition, Éric Caire avait déposé un projet de loi pour mettre fin aux nominations partisanes, un engagement que Simon Jolin-Barrette a réitéré en octobre 2018 en annonçant le dépôt, avant Noël 2018, d’un projet de loi à ce sujet. Après plus d’une quinzaine de nominations partisanes, ce projet de loi n’a finalement jamais été déposé.

#63 Dépenses en publicité

État : Largement déployé.

Durant la pandémie, le gouvernement a souvent mêlé son intérêt partisan avec l’intérêt des Québécois. Son appétit pour la publicité en témoigne bien. De mars 2020 à février 2021, le Québec a dépensé près de 133,5 M$ en placements publicitaires, ce qui est plus que toutes les autres provinces réunies. Ça continue en 2021-2022 : la CAQ a dépensé 103 M$ de plus.

#64 Ministres à 100 $

État : Largement déployé.

La CAQ a pris la fâcheuse habitude de monnayer l’accès à ses ministres. Durant la pandémie, elle a instauré le concept des « webinaires payants » : pour 100 $, vous aviez accès à un ministre. Elle a poursuivi cette pratique en année électorale, alors que les ministres Guilbault, Boulet, Charette et Fitzgibbon ont tous fait des soirées, pour lesquelles le tarif d’accès pouvait aller jusqu’à 200 $.

#65 Le cas Fitzgibbon

État : À son meilleur!

Le mandat du ministre Fitzgibbon a été marqué par les manquements éthiques, les conflits d’intérêts et ses attaques frontales contre l’institution qu’est le Commissaire à l’éthique. Il a été visé quatre fois par un rapport de la commissaire à l’éthique, si bien qu’il a dû démissionner de son poste de ministre. Il refusait de se départir de ses intérêts financiers dans deux entreprises, White Star Capital et Immervision, celle-ci entretenant des liens avec le gouvernement.

#66 Le bas de Noël

État : Largement déployé.

C’est peu connu mais, au Québec, les ministres ont un budget discrétionnaire pour aider des organismes qui participent à la mission de leur ministère. Avec la CAQ, le tiers des ministres favorisent leur propre circonscription (Nathalie Roy et Éric Girard, pour ne nommer que ceux-là), tandis que d’autres favorisent de manière disproportionnée les circonscriptions des députés de la CAQ (Jolin-Barrette : 70 % aux circonscriptions de la CAQ).

#67 Modifier la loi sur les lanceurs d’alerte

État : Non réalisé.

En quatre ans, la CAQ n’a rien fait pour les lanceurs d’alerte.

#68 Réforme du mode de scrutin

État : Non réalisé.

La CAQ s’était engagée en 2018 à réformer le mode de scrutin afin que l’élection de 2022 soit basée sur un mode de scrutin proportionnel mixte. Elle a plutôt fait le choix d’abandonner cet engagement.